UNE EXPOSITION - UNE PERFORMANCE DINATOIRE
«Il ne s’agit ni d’un retour à des valeurs stables, ni d’une quête d’authenticité, mais d’une nouvelle négociation entre l’homme et la nature. Aux frontières étanches définies par la modernité se substitue une porosité qui permet de donner forme aux singularités en les ouvrants sur l’extérieur, à la recherche de mondes communs.» Anne Pontégnie,
directrice artistique du
Festival de création contemporaine - Le Printemps de Septembre-à Toulouse. Extrait du texte d’intention.
La «négociation entre l’homme et la nature» Delphine Gigoux-Martin l’aborde dans son travail de façon récurrente, questionne dans ces intersections les concepts d’humanité et d’animalité. Clairement, les «mondes communs», la «porosité possible» extraits du texte d’Anne Pontégnie affirment notre invitation à cette artiste. En faire le choix, au cœur du paysage décidé par la commissaire, D’un autre monde, participe de l’évidence. Présente au centre d’art contemporain Chapelle St Jacques durant l’été 2010 avec l’exposition Du danger de se regarder dans une flaque d’eau, Delphine Gigoux-Martin choisit aujourd’hui, de montrer une facette non abordée précédemment à St Gaudens. Ce volet, mélange de drôlerie et de dérision, se construit volontairement en deux parties distinctes.
1- Une exposition - Par une nuit d’été -
De Tex Avery à Manu Larcenet en passant par Charles Laughton
La nuit du chasseur *, le décor s‘installe entre humour grinçant et frémissement de terreur. On découvre alors, dans le jardin du cloître,
Protégeons la nature, rangeons-la, œuvre de 2004, production personnelle de l’artiste, puis dans la salle capitulaire de la collégiale,
De la fin du vol, produite à l’école d’art de Tarbes en 2011 et, en cœur de ville,
Camping sauvage, une œuvre mobile produite en 2011 par le festival d’art contemporain -Le Printemps de Septembre- à Toulouse. Delphine Gigoux-Martin organise un dérapage contrôlé, l’animal passe de vie à trépas sans laisser au spectateur l’espoir d’un possible sauvetage. Elle met en scène une sauvagerie naturelle liée à la traque.
Celle du qui mange qui ? Le petit ou le plus gros ?
La taxidermie impose l’animal dans un réel effrayant où le paysage, l’environnement, matérialisés par des dessins et installations, s’imposent comme irréels. Malgré un rapport effectif aux cartoons et au cinéma, avec cette exposition série d’installations hybrides, il s’agit, pour Delphine Gigoux-Martin, d‘explorer encore une fois la possibilité d’un réel par la représentation fictionnelle.
* Film américain de 1955, réalisé par Charles Laughton.2 – Une performance dînatoire - La grande Broche -
Définition
Oiseau : Animal ovipare appartenant à la classe des vertébrés tétrapodes, à sang chaud, au corps couvert de plumes, dont la tête est munie d'un bec corné dépourvu de dents. Les membres postérieurs sont des pattes et les membres antérieurs des ailes, ce qui le rend le plus souvent apte au vol.
À la Maison patrimoniale de Boussan-Barthète ça continue…
La Grande broche, une performance dînatoire et installation vidéo invitent le public à participer à un festin ainsi qu’à découvrir Les Oiseaux («
ou ces merveilleux fous volants dans leur drôle de machine» *).
Si, à ce stade, l’exposition vue à Saint-Gaudens se prolonge, elle prend avec l’organisation d’un repas de fête, une allure de rituel.
«Porosité», «négociation», «mondes communs» on y est !
La question de nature n’est plus, semble-t-il, celle de l’accord ou de désaccord entre deux mondes foncièrement distincts, mais bien celle de la délimitation et de l’articulation au sein même de la culture de ce qui peut-être désigné, pensé, vécu, comme «la nature».
Au jardin, l’artiste convie le regardeur, non sans humour, à admirer le vol, l’envol des volatiles mais aussi à en dévorer la chair. Ce cruel et somptueux dîner, peut être alors vu comme un dispositif, une «utopie de proximité» qui tenterait d’établir de nouveaux modes d’existence au sein d’un réel et d’un imaginaire que l’on souhaite souvent partager mais, qui reste à réinventer. Éléments constitutifs d’une mémoire collective, les œuvres de la Collégiale de St Gaudens et le repas de cette Nuit d’été convient à éveiller notre acuité intellectuelle et charnelle où l’innocence n’est plus de mise.
*Titre du texte de Gaelle Rageot, tiré de l’ouvrage Mémoires minucules –Editions Liénart 2011.
Valérie Mazouin,
directrice du C.A.C
Chapelle St Jacques
Delphine Gigoux-Martin est née en 1972. Elle vit et travaille à Durtol près de Clermont-Ferrand. Elle est représentée par la galerie Métropolis à Paris.
SAMEDI 1er OCTOBRE 2011
18h30 RDV pour la visite de l’exposition suivie d’un apéritif dans le cloître de la Collégiale, St Gaudens.
20h00 La Grande Broche, performance dînatoire et installation vidéo dans les jardins de La Maison Patrimoniale de Barthète, lieu d’art et de conservation de faïences commingeoises, installé dans les anciens thermes de Boussan.
Réservation pour le repas/performance (gratuit) dans la limite des places disponibles : 09 75 97 49 74 - chapelle-st-jacques@wanadoo.fr .
Une navette gratuite est prévue au départ du Musée des Abattoirs à 17h30 ; retour prévu à Toulouse vers 23h30. Réservation (indispensable) : invitationprintemps@gmail.com, 05 61 22 63 39.
ACCES ST GAUDENS
Par l’A64, axe Toulouse – Tarbes, sortie n°18, direction centre ville.
Par la N117, depuis Toulouse ou Tarbes.
SNCF, ligne Toulouse-Pau, arrêt Saint-Gaudens
(5 minutes à pied vers le centre ville).
ACCES BARTHETE
Voir sur le site www.barthete.com
Tél : 0033 (0)5 61 98 76 42
Contact : barthete@wanadoo.fr
Entrée GRATUITE du mercredi au samedi, 14h-18h
et les jeudis et samedis 10h-12h / 14h-18h
Visite guidée sur RDV pour les scolaires et les groupes.
Tél: 0033 (0)9 75 97 49 74
Contact: chapelle-st-jacques@wanadoo.fr
En partenariat avec la Ville de Saint-Gaudenswww.lachapelle-saint-jacques.com
www.stgo.fr
www.barthete.com